24 avril 2006
Un exemple de gestion des NTIC en Tunisie
Au cœur du processus
Elles ont été considérées, dès le départ, comme partenaires à part entière dans le processus de développement du pays. Il en est de même, aujourd’hui, pour l’édification de la société de l’information et du savoir.
C’est que dans la philosophie du Changement, les associations jouent un rôle primordial pour la concrétisation du renforcement de la maturité sociale de notre peuple en favorisant l’apprentissage de l’entreprise en charge, en diffusant la culture participative et en participant à la formulation des besoins de la population et à leur transmission aux sphères de décision.
D’ailleurs et avant même la décision historique des organisateurs onusiens du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), d’associer les différentes composantes de la société civile, en tant que parties prenantes officielles au processus de préparation et aux travaux du sommet, la Tunisie, grâce aux choix judicieux du Président Ben Ali, a été pionnière dans ce volet. Mesures en faveur des associations afin qu’elles puissent moderniser le travail en intégrant comme il se doit les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), encouragement pour la création d’associations spécialisées dans le domaine, recommandations aux structures publiques pour renforcer le partenariat avec celles-ci, ne sont que des exemples parmi tant d’autres pouvant illustrer cet engagement.
Deux grands volets constituent, rappelons-le, le champ d’intervention privilégié des associations dans le domaine en question, la diffusion et l’ancrage de la culture numérique dans le pays et le soutien à la création de petits projets dans le domaine des NTIC, considéré, à juste titre, comme secteur à forte valeur ajoutée et se prêtant très bien aux activités d’exportation.
Grâce à leur proximité des populations et à la souplesse de leur gestion, les associations sont, en effet, les structures idéales pour la réalisation et le suivi de ces deux importants objectifs.
Pleinement convaincu de leur capacité à réussir dans cette noble entreprise, le Chef de l’Etat a consacré une place de choix aux associations dans son programme «Pour la Tunisie de demain» (2005-2009). Plusieurs points de ce programme avant-gardiste ont, en effet, impliqué les associations dans le développement numérique du pays.
En plus de sa décision d’encourager la création d’une association de développement spécialisée dans le micro-crédit dans chaque délégation, citons celle qui consiste à «dynamiser le rôle de la société civile dans la diffusion de la culture de la société du savoir». Cela a encouragé la création d’associations pour la diffusion de la culture numérique dans chaque gouvernorat avec l’instauration d’une subvention de 5.000 dinars pour les associations qui réaliseraient un site web tout en assurant son hébergement à titre gracieux.
Tout observateur averti ne manquera pas de constater que non seulement ces associations sont devenues, depuis, plus nombreuses, mais aussi et surtout plus spécialisées en raison de l’étendue du champ des NTIC.
La Presse, journal Tunisien
Foued ALLANI
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